Master 2 CEN
Introduction des outils numériques au sein d’une PME

Master 2 Création Edition Numérique.                                                                 Rapport de Stage 

Transition numérique et création de valeur.  Introduction des outils numériques au sein d'une PME.

Stage effectué au sein de la société Marc Dumas Conseil/MDC 48 rue de la Bienfaisance Paris 8ème.

Directeur de mémoire : Arnaud Laborderie

Auteur : Henri Le Roy

RÉSUMÉ

Observer et comprendre le modèle économique d'une entreprise (Marc Dumas Conseil)

Pendant quatre mois, à titre d'observateur, j'ai intégré une société, MDC, dépourvue de ressources numériques et de stratégie en matière de TIC. MDC peut être qualifiée d'entreprise 1.0. Cette entreprise est emblématique d'un grand nombre de PME qui abordent la transition numérique avec retard et appréhension mais néanmoins une volonté affirmée d'avancer sur le chemin de la transformation.

Envisager les mutations 2.0 et dégager les perspectives

La société MDC se prête idéalement à l'exercice d'audit numérique fonctionnel et opérationnel. Société de service, MDC est conduite par une équipe jeune et ouverte à l'innovation, consciente que l'information constitue son capital le plus important.

Cet examen révèle deux réalités qui s'appliquent en terme général et universel : le besoin d'accompagnement du changement et la rupture du modèle économique de l'entreprise. La transition numérique est un défi conceptuel. Une entreprise nouvelle naît de la mue numérique.

Ce rapport ne décrit pas l'audit en lui-même, mais propose les observations qui peuvent y conduire et envisage une approche pratique propre à répondre de manière empirique et concrète aux défis numériques des PME.

AVANT-PROPOS

La mondialisation et la dématérialisation sont les deux clés de l'économie du début du XXIème siècle.

La création de valeur qui reposait autrefois sur la production et la distribution de biens et de services dépend aujourd'hui de la maitrise des outils digitaux et de l'aptitude à s'affranchir des frontières, physiques et conceptuelles, qui contrarient la recherche de l'efficacité et de la performance.

La transition numérique s'accomplit dans la douleur car elle se heurte à tous les acquis structurants et permanents de la société : l'exercice de l'autorité, le contrôle et la diffusion de l'information, l'organisation de l'entreprise, les formes et les moyens d'expressions individuelles.

Ce mémoire retiendra le seul champ économique pour terrain d'observation.

Depuis son origine jusqu'à la fin du XXème siècle, l'économie reposait sur la production, et la création de richesse dépendait des moyens d'augmenter cette production. A la fin du XXème siècle, les banquiers associés aux actionnaires des plus grandes entreprises mondiales créaient une économie de spéculation en anticipant des profits de la revente de conglomérats par les techniques de fusion-acquisition.[1] Au début du XXIème siècle, l'informatique et son véhicule, l'Internet, nous conduisent à repenser la création de valeur grâce à la puissance de calcul de nos ordinateurs.

Nous sommes passés en moins de cent ans d'une économie de production à une économie de spéculation. Nous entrons désormais dans une économie de prédiction.

La puissance exponentielle de calcul de nos ordinateurs, qui a permis de séquencer le génome humain en quelques dizaines d'années alors que les scientifiques les plus éminents prédisaient que c'était hors de portée de l'humanité avant plusieurs siècles[2], permet dès à présent d'anticiper la production et la répartition de la richesse mondiale. Les algorithmes qui permettent de prédire la consommation de biens et de services de chaque citoyen de sa naissance à sa mort existent déjà. Les outils d'analyse de données se perfectionnent constamment. Les prochaines années vont voir modéliser et apparaitre les outils de prescription.

Dans ce contexte, la science qui rassemble l'informatique, l'Internet et l'ingénierie logicielle prend une dimension planétaire, et critique pour les entreprises.

Cette science est en train de s'inventer. Chaque jour apporte son lot d'annonces surprenantes notamment dans le domaine du vivant. En matière économique le désormais célèbre GAFA, (Google, Amazon, Facebook, Apple), incarne l'économie 2.0 et domine incontestablement la planète web. Les rouages et les enjeux de cette économie échappent encore au plus grand nombre. Nous marchons néanmoins tous vers un avenir numérique.

Pour illustrer les enjeux concrets de cette transition, j'ai choisi de décrire la société MDC, car cette entreprise permet d'inscrire très exactement mon propos dans une réflexion plus générale sur le rapport entre l'enseignement, la recherche et les entreprises.

L'enseignement des technologies de l'information et de la communication est à un tournant.

Les entreprises demandent davantage de personnels formés, les start-up se multiplient, les SSII doivent s'adapter aux mutations technologiques.

Dans le monde du travail, la rupture est visible : les start-up, ou « pure player », nées avec une cuiller numérique dans la bouche, constituent au sein de la société un groupe social et professionnel qui possède des codes et des pratiques distinctifs. De leur côté, les entreprises, PME ou multinationales, les « bricks and mortar », qui tentent tant bien que mal d'introduire diverses couches IT dans leurs activités traditionnelles, constatent chaque jour le chemin qui leur reste à parcourir et qui s'accroît en proportion du déploiement de l'innovation.

Dans la vie personnelle, une sélection s'opère entre les personnes qui adoptent les outils technologiques au fur et à mesure de leurs apparitions (smartphones et applications, réseaux sociaux, logs tels que tumblr, twitter, etc.) et celles qui décrochent. Chacun de nous est confronté à une injonction permanente d'acquisition de compétences.

Les enjeux sont multiples et affectent la société dans tous ses secteurs.

La productivité individuelle induite par les TIC détermine la création de valeur collective, et la création de valeur produite par l'acquisition des TIC contribue au PIB de façon croissante[3].

La création de valeur[4] repose sur la maîtrise des outils technologiques mais pas seulement : l'essentiel se fait par l'apprentissage de concepts nouveaux qui bouleversent la vie professionnelle : acceptation du changement et tolérance à l'altérité sont des conditions de développement des TIC.

L'impact des outils technologiques sur les emplois traditionnels est lourd. Il se traduit par une destruction nette d'emplois mais aussi par une pression croissante sur les individus qui subissent le stress de challenges personnels pour se mettre à niveau et pour répondre à des obligations non plus de moyens mais de résultats. Ces questions s'inscrivent dans une approche macro-économique, chômage, transition professionnelle, formation initiale et continue, qu'il faut repenser. Dans ce débat, l'enseignement supérieur occupe une place centrale.

L'enseignement supérieur et la transition numérique.

A la fin des années 90, l'enseignement supérieur doit intégrer la réalité de l'Internet et créer des filières d'enseignement. Comment et quoi enseigner sur un sujet aussi novateur, en pleine mutation, qui annonce des transformations si radicales ?

Les premières réponses sont techniques car facilement préhensibles.

Les filières d'enseignements techniques intègrent les réalités tangibles et immédiates que sont l'e-mail, les suites offices de Microsoft, les évolutions d'ADOBE, les nouveaux arrivants tels que MySQL, et les nouveaux langages de programmation tels que C, C+ et XML.

En revanche les filières de management, commerciales et marketing, n'intègrent pas spontanément l'économie dématérialisée. On peut dire que les enseignements techniques (les outils internet) et stratégiques (méthodes de management) ne se rencontrent pas, et ne se parlent pas, pendant les vingt premières années de l'Internet.

Pour cette raison, nombre de grands projets informatiques français ressemblent à des maisons dessinées par des architectes fous : l'escalier est oublié, la cave est au grenier et les tuyaux font des nœuds. En 2014, la Cour des comptes relève « des dysfonctionnements organisationnels, humains et techniques »[5] dans le logiciel de paie LOUVOIS, grand projet informatique public. Les constatations sévères de la juridiction financière pourraient s'appliquer à de très nombreux projets informatiques depuis quinze ans. Les logiciels DMP (dossier médical personnel) et LOUVOIS (Logiciel unique à vocation interarmées de la solde) sont des échecs cuisants et coûteux, et si ces deux échecs sont finalement exposés au public, il en existe beaucoup d'autre, restés au fond de tiroirs ministériels et d'entreprises publiques. La raison de ces échecs est évidente et permanente : en France, on forme les informaticiens, pas les chefs de projet. Les maçons, mais pas les architectes.

Demander à une SSII de construire un site web transactionnel, c'est comme demander à une équipe de maçons de dessiner des plans d'urbanisme. Le gâchis est total, car les acteurs sont par ailleurs ultra qualifiés, tous ingénieurs de très bon niveau, et ils supportent le poids des échecs. Les chefs de projets de SSII sont tenus par la culture de l'entreprise de rédiger des spécifications fonctionnelles qui ne prennent en compte que l'enjeu technique et statique de l'information.

Soulignons ici que lorsque les Etats-Unis font face au même problème, l'exécutif américain, devant l'échec annoncé de son propre DMP, envisage une solution radicale : recruter une équipe de geeks pour construire une solution informatique nouvelle.[6]

On devine donc que la loi de l'évolution va éliminer les grosses structures, dinosaures consommateurs de ressources, au profit de professionnels jeunes, formés à l'école de la société 2.0 et adeptes naturels du lean management.[7]

Comme toutes les évolutions, le processus est long et conflictuel, marqué de lentes agonies et de créations remarquables.

En France, l'offre d'innovation digitale est absente du marché. Le rôle de conseil aux entreprises est aujourd'hui dévolu presque exclusivement aux SSII. Les SOPRA, ALTRAN, STERIA, ATOS et autre CAP GEMINI fournissent des prestations classiques de SSII aux entreprises : ERP[8], infogérance [9], TMA[10], etc.

Curieusement, les solutions apportées par ces SSII n'intègrent jamais aucune innovation, en raison certainement du caractère expérimental des outils nouveaux qui apparaissent à un rythme soutenu. Par exemple, une SSII va fournir du Cloud à une entreprise, prestation technique qui répond à des spécifications fonctionnelles, et fera pour cela souscrire à son client des contrats de TMA, mais ne participera pas concrètement à la réflexion marketing stratégique qui concerne les informations contenues dans le Cloud. Ce sont des start-up qui produisent des algorithmes de requête ciblées qui modifieront les architectures de l'information qui composent le Cloud.

L'invention du bit, binary digit, atome de la molécule numérique, est tombée comme une météorite sur nos sociétés dans les années 90. Nous assistons à la lente disparition d'une espèce lourde, lente et énergivore, les entreprises pré-numériques, au profit de petits mammifères, les digital natives, lestes, agiles et véloces, au pouvoir de reproduction et de conquête illimité.

Le monde académique, en prenant la mesure de ces transformations, en se saisissant des enjeux numériques et en construisant des passerelles entre l'Université et le monde économique, assurera la continuité d'une Alma mater devenue 2.0 et prête pour le XXIème siècle.

INTRODUCTION

________________________________________________________

L'enseignement numérique à l'épreuve de l'entreprise : le cas MDC.

MDC est un cas d'école : chaque événement organisé et conduit par MDC est produit en dehors de tout environnement numérique structuré. Le CRM, le marketing numérique, la business intelligence[11], la création graphique et le web dynamique sont absents et ignorés de l'entreprise. MDC est une entreprise zéro TIC, comme d'autres sont zéro papier.

J'ai proposé à MDC de faire un stage en son sein pour cette raison : étudier une exploitation numérique du formidable capital d'informations détenu par la société et préparer une proposition de transition 2.0. J'ai pour cela occupé une fonction d'observateur pendant quatre mois dans l'entreprise.

L'étude des processus de l'entreprise confrontés aux enseignements de CEN, observés dans une perspective élargie de PME dans le contexte numérique, suggère la construction d'une offre enseignement-recherche orientée entreprises. Cette offre, conçue comme un accompagnement de la mue 2.0 des entreprises, trouverait naturellement sa place dans le tissu économique et institutionnel.

Si on confronte les enseignements généraux des techniques du web avec l'état des lieux de la transition numérique des entreprises en 2014-2015, on ne peut que constater qu'il est urgent de produire un corpus théorique et pratique lisible par les entreprises comme une chaîne de valeur, et compréhensible comme un ensemble de solutions faciles à mettre en œuvre.

Le champ d'application de prescriptions numériques auprès des entreprises, grandes et petites, est aujourd'hui sans limite.

Le cas MDC l'illustre bien : l'innovation conceptuelle propre à MDC (écosystèmes professionnels) doit s'accompagner de l'innovation numérique (web 2.0). Cette innovation doit se confronter à la réalité dans des applications concrètes liées aux fonctions gestion, commerciales, service client, logistique, marketing et communication.

Résumée à la formule « Contenu, Communauté, Commerce » l'équation numérique partagée par les entreprises prend une dimension universelle.

Cette dimension doit inspirer l'approche du Conseil, qui doit être aussi un praticien.

La première partie expose la situation d'une PME, la société MDC, au regard de l'acquisition des outils numériques, d'une nécessaire mutation et de ses conséquences.

La deuxième partie propose une perspective élargie, à la lumière des enseignements observés au cours de ce stage, de la mutation numérique et de l'action de conseil auprès des entreprises.

MARC DUMAS CONSEIL. UNE ENTREPRISE 2.0 QUI S'IGNORE

La société MDC organise des événements pour des entreprises autour de thèmes tels que la sécurité des entreprises, les NTIC, la formation professionnelle, la distribution, la silver economy et d'autres. Dans le langage de la communication, on appellerait cela du mix-marketing BtoB.

Chaque événement est organisé en centre de profit. Le pilote de l'événement, ou chef de projet au sein de MDC, est responsable de la stratégie comme de la gestion quotidienne. La marge brute d'exploitation est l'indicateur de performance de l'événement.

La société MDC présente un paradoxe : elle a inventé un modèle innovant, en mutation permanente, original et performant, mais n'intègre aucun élément des technologies de l'information et de la communication (TIC).

MDC est un cas d'école : chaque événement est organisé et conduit en dehors de tout environnement numérique structuré. Le CRM, le marketing numérique, la business intelligence, sont absents et ignorés de l'entreprise. MDC est une entreprise zéro TIC, comme d'autres sont zéro papier.

L'activité de services et de conseil de MDC se prête de façon idéale à l'exercice de la transition numérique et de la recherche de solutions web.

MDC est une entreprise 2.0 qui s'ignore, tant la nature de ses activités, la mise en valeur de ses clients et de leurs entreprises et l'exploitation d'une riche base de données, relève des outils numériques.

J'ai proposé à MDC de faire un stage en son sein pour cette raison : étudier les conditions de l'intégration digitale et une exploitation numérique du formidable capital d'informations détenu par la société et non utilisé. J'ai donc occupé une fonction d'observateur pendant quatre mois dans l'entreprise.

MDC : une entreprise 1.0

MDC est d'abord l'héritage des expériences successives de son fondateur Marc DUMAS. Formé à l'école Estienne, Marc DUMAS a, parallèlement à ses études, organisé des concerts et des événements publics. Marc DUMAS est un homme d'art et de communication. Animateur d'une émission sur BFM pendant un an, il devient familier du monde économique et donne à son activité professionnelle un nouvel élan : Il crée une société d'événements dédiée aux entreprises : Marc Dumas Conseil.

https://md-c.fr/

Le succès de MDC vient d'une habile recomposition de la scène de théâtre en forum professionnel et du colloque professionnel en business show. Un événement MDC est une tribune, un lieu de socialisation, de benchmarketing et un véhicule publicitaire.

Toutefois, l'activité de MDC consiste à vendre une prestation produite sur place dans une unité de temps, d'action et d'espace. Chaque événement est un recommencement. Notamment pour ce qui concerne sa préparation.

La préparation d'un événement est un gros travail de recherche, de compilation, de gestion d'informations et de communication. Chaque préparation d'événement produit une somme documentaire considérable. Dans l'entreprise, une très faible partie de cette somme est réutilisée faute d'outils adaptés, tels que bases de données, moteurs de recherche, véhicule éditorial (blog, site web, news letter). Les fichiers sont des tableaux Excel dépourvus de moteurs CRM. La récurrence des événements devrait enrichir une base de données dynamique, socle documentaire de l'entreprise.

L'équipe, les clients, les événements

L'équipe[12] de MDC est jeune, composée d'environ dix personnes qui proviennent d'horizons divers : écoles et université pour huit d'entre eux. Deux salariés ont été recrutés, sans formation supérieure, à l'ANPE et formés aux besoins spécifiques de l'entreprise au même titre que tous. Cette formation empirique est extrêmement qualifiante. La formation interne joue un rôle fondateur. Le modèle MDC exige de chacun une grande polyvalence et une grande disponibilité. L'équipe est mobilisée à chaque événement et est exposée dans le déroulement de l'événement. La présentation, la tenue et l'expression qui concourent à la qualité de l'événement, au même titre que la maîtrise des outils, sont des atouts majeurs.

Les ressources TIC de la société, en dehors du site web, se résument aux outils individuels de chacun : e-mail personnel et suite Office Microsoft.

Les clients.

Les clients sont des entreprises et des entrepreneurs qui souhaitent promouvoir une action, un produit, une idée ou un projet, et qui peuvent le faire sur une scène et dans les conditions d'un showdevant un public professionnel.

En 2014 MDC se choisit un nouveau slogan : animateur d'écosystèmes. Par écosystème, il faut entendre un univers professionnel dans toutes ses composantes et ses interactions. Dans le cas de la sécurité dans l'entreprise, par exemple, cela concerne le contexte concurrentiel et les acteurs, le cadre légal et règlementaire, les métiers, les fournisseurs et sous-traitants, les clients, la chaîne de valeur, la R&D, le benchmarking et l'innovation.

Il faut noter que MDC compte parmi ses clients des organismes professionnels tels que l'ARSEG (Association des responsables des services généraux) ou le CEDAF (Club des directeurs achats de France). A ce titre, MDC doit jouer, outre sa vocation d'organisateur d'événements, un rôle de prescripteur à l'égard des innovations TIC. Ces organismes peuvent être considérés comme des relais de relations, d'influence et de communication.

Les événements.

Les Trophées :

Remise de trophées lors d'une soirée à thème dans une salle de spectacle (Grand Rex, Théâtre Mogador, Casino de Paris) : Trophée de la sécurité, trophée des achats, trophée ARSEG, etc. Les trophées font l'objet d'auditions des candidats par un jury composé de professionnels, de journalistes spécialisés et de consultants dans les semaines précédant la soirée.

Les Nuits :

Soirées organisées au Casino de Paris consacrées à un thème (la fonction RH, la fonction DSI) ou un secteur économique : IT Night, Nuit du commerce connecté, etc. Les intervenants se trouvent à la fois sur la scène et dans la salle. La soirée donne lieu à de nombreux échanges sur un rythme soutenu et se termine par un cocktail.

Les Forums : Forum Sécuricase, Forum RSE. Il s'agit d'un format plus conventionnel et plus proche du salon d'affaires. Les intervenants disposent de temps de parole plus longs pour présenter leur entreprise, leurs produits ou leurs activités.

Les Clubs :

Réunions des directeurs généraux d'entreprises par secteur professionnels. Ce sont les seuls événements qui ne sont pas publics.

Les activités, les procédures

Les activités et procédures sont l'enjeu principal de la transition numérique d'une PME telle que MDC. Le capital de MDC est constitué principalement d'une importante somme documentaire sur les entreprises, leurs dirigeants et leurs activités, et d'informations liées aux évolutions de marchés souvent sujets à de fortes pressions.

Les activités peuvent être divisées en : Préparation, Prospection, Organisation, Sélection, Evénement.

La préparation : liste et programmation des tâches, chemin critique[13], retro-planning. Dans ce domaine, une entreprise se dote généralement d'un tableau de PERT, assorti éventuellement d'un graphique de GANTT[14]. Ce n'est pas le cas chez MDC. La traduction informatique des tableaux de charges pour entreprises n'est pas aboutie pour les PME. Il existe un grand nombre de logiciels de gestion de charges, mais aucun n'entre spontanément dans les usages des PME. MDC fait partie des PME qui restent perplexes devant la lourdeur des logiciels du marché, coûteux et lourds en mises à jour et maintenance, et encore peu familier de l'offre on-line ou Cloud.

La prospection : liste des clients à acquérir. Contact, traitement, facturation.

L'organisation : lieu et logistique, communication, programme, back-office.

La sélection : la sélection concerne les trophées et les candidats retenus à l'issue d'un jury organisé par MDC qui désigne les gagnants. Cette sélection est une organisation dans l'organisation.

L'opération de sélection des candidats : sélection, désignation des jurys, réunion des jurys, débats et gestion des résultats, constitue un travail qui absorbe une ressource autonome (une personne, des moyens, un délai) au sein de chaque Trophée. Là encore, une procédure reproductible, itérative et enrichie (liens hypertextes pour iconographies et vidéos) aurait un impact immédiat sur le résultat.

L'événement : la tenue de l'événement suppose une gestion indépendante du thème traité et du programme présenté. Le lieu, la durée, les moyens techniques intégrés, les moyens techniques importés, l'encadrement, la sécurité, l'accueil et la réception, la restauration et les diverses sous-traitances constituent un ensemble de données qui consomment un fort volume de temps et de ressources.

MDC : les conditions du changement et la rupture du modèle économique

L'introduction des nouvelles technologies a aussi pour conséquence de modifier le modèle économique de l'entreprise.

MDC, depuis sa création, exploite un savoir-faire qui a pour but de mettre en avant les entreprises et leurs dirigeants. Ce savoir-faire s'exprime dans la mise en scène, le contenu éditorial, la conduite des débats, la qualité de l'organisation et le travail de l'équipe qui produit un show de qualité grâce à une préparation minutieuse.

Le modèle économique est donc : un événement limité dans le temps et l'espace égal un chiffre d'affaire. Augmenter le chiffre d'affaire demande de créer davantage d'événements. La recherche de l'optimisation dans ce cas passe par les examens et exercices classiques : rationalisation des tâches, économies d'échelles et recours à davantage de sous-traitance.

Mais si on replace l'activité de MDC dans le contexte Web 2.0, on met en lumière un gisement de profits négligé : l'information.

En termes de chiffre d'affaire, dans le contexte d'une entreprise 2.0, la progression ne dépend plus de l'événement mais du volume d'activité au sein de chaque événement.

Pour préparer chaque événement, MDC produit un volume important de données numériques. Fichiers nominatifs d'entreprises, de dirigeants, fiches descriptives d'activités, informations financières, etc. Ces données ne sont pas ou sont très peu exposées ou communiquées lors de l'événement, mais elles sont présentes au sein du système d'information.

Faute d'outils d'extraction et d'exploitation, les informations recueillies restent dans la couche sédimentaire de l'entreprise.

Une approche conceptuelle

Le modèle économique 2.0 demande d'ignorer la nature de l'activité exercée par l'entreprise et de retenir le mode de création et d'exploitation des informations produites.

L'événement MDC qui a lieu dans un théâtre ou un centre de conférence un jour donné pour un public professionnel est un acte concret et ponctuel. Cet événement s'inscrit toutefois dans un contexte conceptuel : les évolutions imposées aux entreprises pour faire face aux changements et aux impératifs de la mondialisation et qui se traduisent par un système d'information dynamique.

Le contexte conceptuel des échanges Web 2.0 peut être présenté en trois mots qui illustrent chacun plusieurs métiers du Web : Contenu, Communauté, Echange.

Contenu

Catalogue commercial, presse, enseignement, santé ; aucun secteur de la vie n'échappe à la nécessaire dématérialisation des bases documentaires. Ces bases deviennent dynamiques : textes, vidéos, messages. Elles sont aussi communicantes : messageries, réseaux sociaux, CRM, help-desk, etc.

La conception fonctionnelle et graphique de l'information numérique obéit à des spécifications « objets ». Chaque objet est en quelque sorte vivant car doté d'aptitudes de communication (web, tablette, phone, toutes applications RFID, etc.), d'enrichissement (augmentation du volume de données, modification de contenu, mises à jour), de circulation, y compris par viralité (réseaux sociaux) de modification structurelle (intégration de programmes de fidélisation, incentives, politique de web-franchise, etc.).

Les contenus sont consultés par des individus mais sont conçus pour s'adresser à des communautés.

Communauté

La constitution de marchés commerciaux en communautés d'individus différenciés est une direction déterminante que prend le e-business. Chaque communauté (consommateur de vodka, conducteurs de Peugeot, amateurs de vins, collectionneurs de timbres, joueurs de polo, pratiquants de religions, adhérents d'associations, etc.) fait l'objet d'un e-marketing adapté. Ce marketing en est à ses débuts et la gamme d'instruments de data-analysis va permettre de convertir le marketing en science de prédiction. Il faut noter qu'il existe autant de communautés que d'objets et de services dans le monde, et que la notion de communauté tend à effacer les frontières nationales. Chaque individu est susceptible d'appartenir à plusieurs centaines de communautés, répertoriées dans les couches basses des data-files, elles-mêmes hébergées dans des data center.

Echange

La notion d'échange dans le contexte 2.0 concerne les technologies qui valident et certifient l'information et la transaction. C'est la partie la plus sensible du web 2.0, qui fait l'objet d'une spécialisation pointue, la cryptologie informatique.

Les rapides avancées marketing et la croissance des volumes d'informations sensibles et de transactions, outre les numéros de cartes de crédit, rendent le sujet central dans le e-commerce.

Aujourd'hui, le catalogue de produits ou services et le mode de paiement électronique s'enrichissent d'applications marketing complexes. L'une d'elle est la capacité d'agréger les données liées aux programmes de fidélités qui modifient les factures et induisent des spécifications différenciées pour le porteur. Les informations individuelles du porteur évoluent en temps réel (un achat entraine des avantages chez d'autres commerçants, ou suggère une action de push géo-localisée de la part d'un opérateur économique), et constitue une valeur convertible en produits et services. Ces montants de points et d'avantages, jusqu'alors marginaux dans l'économie d'un foyer, deviennent des enjeux de fraude informatique.

Un autre aspect du caractère sensible de l'échange dématérialisé est la protection de la confidentialité.

La délégation ministérielle à l'intelligence économique a pris récemment la mesure de l'enjeu de la protection des échanges numériques, et en a fait un sujet d'étude majeur.[15]

Une approche économique

Une approche économique de la question de la transition numérique des entreprises entraine deux constats initiaux et suggère une hypothèse :

Les deux constats : nous avons vu plus haut que le Web 2.0 entraine une révolution du modèle économique. Cette révolution s'impose à l'autoentrepreneur comme à la multinationale. Par ailleurs, la transition numérique s'accompagne d'une forte propension spéculative (ci-après).

La valorisation boursière : mondialisation économique, valeur spéculative, prime d'émission d'action).

L'hypothèse est que la transition économique, en plaçant le résultat au cœur des fonctionnalités numériques, transforme chaque individu en rouage purement productif. Chaque organisation, à but lucratif ou non, découvre que l'outillage 2.0 rend l'individu à la fois autonome et responsable. Par ailleurs, l'activité humaine quelle qu'elle soit, laisse un sillage numérique qui est lisible et durable. Un clic, un envoi, une copie, un message sont dorénavant inscrits dans un marbre personnel qu'il faut apprendre à intégrer dans l'exercice de son métier.

Dans ce contexte, la notion de centre de profit, née dans les cabinets d'audit anglo-saxons, prend une dimension inattendue, car elle n'est plus le résultat d'une volonté d'organisation imposée par une direction sur des personnels, mais est devenu le modèle naturel de toute entreprise pure player.

Cette description du fonctionnement de la société MDC et les observations rapportées ici illustrent en partie l'enjeu de la transition numérique des entreprises dans leur ensemble.

La démarche peut être appliquée dans l'absolu, et le champ de déploiement du conseil 2.0 est sans limites. C'est pourquoi j'envisage ici une réflexion plus étendue sur les moyens d'occuper ce champ d'action.

MUTATIONS ET PERSPECTIVES

L'évolution numérique de l'économie emprunte essentiellement deux formes antagonistes.

La première est celle déployée par les entreprises historiques. Ces entreprises tentent de transformer des procédures parfois séculaires, souvent gravées dans le paléo-cortex de l'institution, en sites web transactionnels. Ces mutations sont douloureuses.

La seconde est toute entière résumée dans la Start-up. La Start-up, c'est la mutation spontanée.

La mutation douloureuse.

L'exemple peut-être le plus remarquable de tentative d'introduction de TIC dans une grande entreprise française est l'action de la SNCF dans les années 1990 en vue de créer https://www.voyages-sncf.fr

Jusqu'à l'apparition d'Internet, la ressource documentaire de la SNCF concernant les trajets et tarifs était l'annuaire CHAIX. Le premier annuaire a été publié en 1850. La SNCF a engagé des travaux d'études dès 1995, à l'initiative des ingénieurs informaticiens qui ont réalisé les interfaces Minitel dans les années 80, afin d'imaginer la dématérialisation de l'annuaire CHAIX. Le défi posé par les informaticiens de la SNCF consistait ni plus ni moins à convertir l'annuaire CHAIX en site web transactionnel. Dans les années 80, l'annuaire CHAIX comportait plusieurs dizaines de milliers d'entrées qu'il fallait croiser pour éditer un résultat utilisable : distance, horaires et prix aux départs et arrivées de 5 866 gares en France.

Devant les échecs des mises en ligne d'applications tests, la SNCF se résout à un partenariat avec Expedia, filiale de Microsoft qui se crée au même moment pour investir le marché mondial du voyage en ligne.[16]

Entre l'épisode de R&D intégrée de la SNCF et le site voyages-sncf.fr/expedia apparu fin 2000, la France non seulement n'a pas su développer l'outil web, mais une société américaine pure player s'est emparée sans coup férir du fichier client de la SNCF et a déployé une plate-forme multi-produits : train, avion, location de voiture, hôtels, faisant par là une démonstration fracassante du e-business naissant.

L'affaire a naturellement eu un certain retentissement, et n'a pas manqué de susciter nombre de réactions. Le débat est curieusement resté concentré sur la question de la concurrence déloyale induite par l'introduction d'un acteur privé aux côtés d'une entreprise publique.

A aucun moment, au cours des débats, la question de l'avantage stratégique donné à l'échelle nationale par la maîtrise de l'outil numérique n'a été soulevée.

Lorsqu'un sénateur se penche sur le sujet et pose au Gouvernement une question écrite pour éclairer le sujet, les questions stratégiques et fondamentales sont absentes du débat, et ne subsiste qu'une curiosité mineure et prosaïque [17]

L'enjeu économique majeur semble avoir totalement échappé aux autorités quand on sait que le principal moteur informatique de croisement de données qui permet des réservations complexes est un GDS. Il existe en 2000 quatre GDS dans le monde. Trois sont américains, et un est européen, Amadeus, (celui d'Air France). Expedia est entré au capital de voyage-sncf.fr avec son propre GDS, qui n'est pas Amadeus.

La France qui a inventé le minitel et qui a négligé les travaux d'un inventeur français de l'Internet, Louis Pouzin [18], prend aujourd'hui la mesure des errements des années 1996 à nos jours.

La mutation spontanée.

La genèse des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) est emblématique des processus de développements spontanés des sciences numériques. A l'origine de chacune de ces quatre plus grandes entreprises mondiales de l'Internet, il y un homme, une idée et du développement informatique. Chacune de ces initiatives a crue de façon empirique à partir d'une idée et d'une volonté, avant de susciter des process industriels.

En France, selon l'INSEE, le nombre de start-up a stagné entre 25 000 et 30 000 entre 2004 et 2008. Ce chiffre fait un bond en 2008 pour atteindre 50 000 avec la création du statut d'autoentrepreneur. Depuis, le nombre de start-up varie de 45 000 à 50 000. [19]

Ce tissu économique est appelé à s'étendre et à gagner en densité. Les aides publiques sont maintenant adaptées et nombreuses. Notamment à Paris[20] .

Le mouvement qui voit l'émergence des start-up et le déclin des modèles traditionnels parait irréversible, notamment parce que les solutions web qui entrent dans la vie quotidienne des entreprises 2.0 paraissent davantage inspirées par l'usage et l'attente du public, alors que les procédures imposées par les sociétés pré-numériques semblent souvent archaïques. Un exemple donné par des sociétés comme EDF, ou paradoxalement des sociétés de télécoms auxquelles on ferait crédit d'une connaissance approfondie du contexte Internet, est celui des plateformes d'assistance en ligne qui ajoutent des couches de contraintes administratives et techniques lorsqu'il faudrait en retirer.

Cette mutation spontanée et le phénomène de création de start-up est illustrée en partie par les liens ci-après :

https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-france-ce-berceau-meconnu-des-start-up-en-europe_1324790.html

https://1001startups.fr/category/start-up-2/la-france-a-dincroyables-startups/

https://www.liberation.fr/economie/2014/02/07/le-versant-francais-de-la-silicon-valley_978607

https://billautshow.tv/

https://billaut.typepad.com/jm/le_billautshow/

  • Les objectifs et les outils

Créer de la valeur avec quels outils ?

Les processus de création de valeur : gain de productivité et valorisation boursière

Le processus de création de valeur emprunte essentiellement deux formes : le gain de productivité qui affecte le résultat de l'entreprise par l'introduction de procédures et de changements de pratiques, et la valorisation boursière, qui permet le développement de l'entreprise en même temps que le retour sur investissement et les profits financiers des actionnaires.

Le business-plan est l'instrument de présentation du projet et la traduction financière des attentes des fondateurs.

La consécration d'une start-up est l'IPO[21], c'est-à-dire la première entrée en Bourse. Cet événement place l'entreprise dans le grand jeu financier mondial.

Avant l'IPO, la start-up qui a su convaincre des business-angels devra construire une stratégie qui assurera sa croissance, ou au moins sa notoriété. Ce sont en général les premiers actionnaires non opérationnels, les business-angels, qui organisent l'IPO, car leur sortie du capital est dans ce cas assurée de profits importants.

  • Que signifie « gain de productivité » au sens des sciences digitales ?

La notion de gain de productivité jusqu'à l'apparition de la société de l'information reposait sur la rationalisation des procédures, l'économie d'échelle et l'optimisation du coût du travail, autrement dit le remplacement de l'individu par la machine industrielle ou informatique.

L'apparition de l'Internet change le sens même de la notion de productivité.

La découverte d'une mine d'or entraine un modèle économique industriel traditionnel et inchangé : l'extraction et la transformation des matières minérales évolue grâce aux machines, mais la valeur de l'or reste relative à sa qualité, son volume, son poids, et l'objet or est détenu par un seul individu ou institution. En revanche la découverte d'une information, c'est-à-dire sa traduction en mode digitale, produit de la valeur à chaque clic de souris : les données personnelles de chaque individu ont une valeur nouvelle et exponentielle dès que ces données font l'objet d'une requête. La donnée est produite une fois, pour un coût quasi nul, et est appelée à une vie perpétuelle sous des millions d'avatars. Cette donnée détermine l'organisation économique individuelle, ainsi que les options de vie personnelle, dans le domaine de la santé, des loisirs, de la vie privée, etc.

Une information produit de la valeur en continu et de manière exponentielle.

Dans le cas de MDC :

A l'occasion de l'intervention d'un entrepreneur sur la scène de l'un de ses événements, MDC produira quelques informations utiles à l'événement, et un très grand nombre inutiles à l'événement mais à haute valeur ajoutée : outre l'identité de l'entrepreneur, sa CSP[22] et son activité professionnelle, MDC détient une somme considérable d'informations concernant son environnement personnel physique et immatériel, sa valeur en termes de réseaux et de prescription, et ces informations prennent leur valeur dès qu'elles sont corrélées au sein de l'écosystème.

Une même information, découverte par MDC pour un événement ponctuel, produit une valeur exponentielle dès lors qu'elle est introduite dans la business intelligence de l'entreprise. Cette valeur s'exprime en termes d'influence, de communication, de benchmarking, de force commerciale, mais aussi et surtout en termes comptables et financiers.

Dans le registre non plus professionnel mais personnel, le marketing numérique en est à ses débuts, mais chaque individu connecté sur la planète aujourd'hui sait que chaque connexion alimente des bases de données que des logiciels de Data mining transforment en objet commercial. Ces objets permettent de constituer des bases de données qualifiées qui annoncent une nouvelle forme de business : le marketing prédictif.

Le marketing prédictif consiste à proposer à l'individu le bon produit ou service au bon moment et au bon prix. La business intelligence, grâce aux bases de données produites par les requêtes et activités des internautes, transforme l'existence de chacun en un marché commercial : de la naissance à la mort (programmée par l'algorithme qui croise le séquençage ADN et les habitudes de vie) rien n'échappe aux entreprises 2.0. La date d'achat de la voiture familiale et le crédit contracté pour l'acquérir permettent de proposer à son propriétaire le lieu de ses vacances, la marque de crème solaire et le roman à lire sur la plage, qui sera envoyé par AMAZON.

Cette approche explique le degré de très haute spéculation qui conduit les business angels à s'intéresser aux start-up 2.0.

  • La valorisation boursière : mondialisation économique, valeur spéculative, prime d'émission d'action.

L'économie numérique est dénuée de frontières et les barrières sont appelées à tomber. Les GAFA le confirment. Dès lors, un projet qui n'embrasse pas un dessein planétaire présente peu d'intérêt. La spéculation sur la valeur future d'une start-up est si forte que les banquiers ont inventé un produit adapté à la sur-spéculation : la prime d'émission. La prime d'émission est, dans le cas d'une start-up,[23] une partie de la valeur, arbitraire et sans assise rationnelle, de l'action détenue par un ou plusieurs fondateurs et demandée dans la phase pré IPO sur la base de la seule intuition concernant l'avenir du produit ou service. L'histoire a confirmé parfois dans des proportions surprenantes la pertinence d'une prime d'émissions dans des transactions dont les montants ont défrayé la chronique [24].

Ces exemples agissent comme de puissants stimulants dans la sphère du e-business.

  • Les outils de la transition numérique : le conseil, la veille, l'expérimentation, les applications.

Les investisseurs du XXIème siècle ne distinguent plus la multinationale du chômeur qui vend en ligne des macramés du Larzac. Ils distinguent la présence ou l'absence d'instruments universels pour échanges planétaires. Une entreprise qui ne dégage pas de bénéfices pendant des années aura leurs faveurs et celles de la Bourse, si son business plan est 100 % web oriented.

La société AMAZON réinvestit chaque année ses bénéfices depuis sa création, ne distribue pas de dividendes, et son cours de bourse continue à progresser[25]

  • Le conseil et l'accompagnement

Une PME présente une particularité liée à sa taille et à son économie : le dirigeant comme les collaborateurs se tiennent à des objectifs de courts termes imposés par les exigences de gestion et les tensions des agendas. La mise en perspective et la réflexion stratégique est pour eux une préoccupation réelle mais difficile à satisfaire.

Pour cette raison, une PME sera favorable à des propositions de conseil et d'accompagnement dès lors que cette démarche n'interfère pas dans la conduite des activités ni dans l'agenda des collaborateurs.

Mon expérience de la société MDC m'a montré qu'en quatre mois, il est possible de dresser un plan d'action opérationnel pour une PME de 10 personnes. Deux mois supplémentaires sont nécessaires pour formaliser un cahier des charges, un calendrier d'action et un devis/bon de commande détaillé.

  • La veille technologique

La veille technologique est une source d'illustrations et de stimulation importante pour une PME. Une PME conjugue de nombreuses contraintes : un univers professionnel toujours très concurrentiel, des capacités d'investissements limitées voir nulles, des perspectives d'actions limitées au carnet de commandes. La veille technologique est une fenêtre ouverte sur un avenir possible et des ambitions renouvelées.

Un bon usage de la veille technologique à l'égard d'une PME est chronophage : mettre en rapport des outils innovants avec des fonctions et des métiers dans une PME demande des examens répétés et une large recherche.

  • L'expérimentation

Si la veille est fructueuse, la phase d'expérimentation peut être proposée. La phase d'expérimentation peut consister à traduire une fonctionnalité (par exemple la sélection d'un jury pour un Trophée de MDC) en application Web après spécifications 2.0 en vue de fournir un support (blog ou site) au community manager.

  • Les applications

Les applications sont de deux natures : la traduction d'une fonction préexistante en outil digital, et la création de l'outil digital propre à une fonction nouvelle.

On peut ranger dans le premier cas l'ensemble des activités qui ressortent de trois fonctions : catalogue, transaction, assistance.

On peut donner pour le second cas l'exemple du Community manager & social media manager.

Le cas MDC illustre parfaitement l'opportunité de créer un community manager. Au sein de MDC, la communauté existe déjà et est active : c'est la communauté professionnelle créée autour d'un événement, par exemple le trophée du commerce connecté. En l'occurrence la communauté réunit des entreprises, des start-up, des utilisateurs, la presse spécialisée, des institutions (l'IEP héberge un jury et diverses réunions), etc. Dans le cas présent, la communauté existe pendant les quelques heures au cours desquelles elle se réunit physiquement.

Parallèlement à la communauté professionnelle constituée, il faut prendre en compte la puissance croissante des réseaux sociaux en termes de diffusion d'information et de prospection.

Les perspectives : innovation, applications, recherche

L'innovation est facilement accessible aux PME. Il faut crée les occasions de rencontre et de contacts.

Une offre de service aux entreprises et institutions

Quelles sont les cibles d'une offre de service de conseil et d'accompagnement et pourquoi ?

Distinguons quatre objets : Start-up, PME, Multinationales, EPIC.

Start-up :

On pourrait penser que la start-up n'entre pas dans le champ de l'offre d'une recherche de conseil, car l'innovation est dans son ADN. Pourtant, une start-up n'échappe pas au réflexe naturel qui consiste à aller chercher les ressources et l'innovation où elles se trouvent. Les jeunes entrepreneurs sont demandeurs de veille et de réseaux, d'information et de conseils, d'études de marchés et d'études de faisabilité.

PME :

La PME constitue une cible particulière : elle recherche moins l'innovation que la mise à niveau régulière de procédures qui lui permet de rester dans le jeu de la compétition. Il s'agit de site web, de référencement, de géolocalisation, de gestion de mission, d'outils de prospection, de business intelligence, etc. Le conseil dans ce cas doit produire une expertise en termes de prescription simple et accessible. Par exemple, une PME de travaux publiques est dotée de calendriers de gestion de chantiers, d'emplois du temps des personnels et d'interfaces avec le client, souvent une commune. Ces outils font l'objet d'améliorations permanentes. Or, sachant que chaque individu est doté d'un IPhone ou tablette, les interfaces doivent intégrer des fonctionnalités adaptées.

Multinationale :

L'entreprise mondiale d'origine française type VINCI, L'OREAL ou LVMH constitue le cœur de cible de la fonction conseil. Les deux principaux enjeux d'un conseil dans ce cas sont le niveau d'exigence et les ressources financières. Le niveau d'exigence d'une multinationale place le conseil à la pointe du 2.0 mondial. Dans ce cas, la veille technologique joue un rôle essentiel et préalable. Par ailleurs, il s'agit d'enjeux renouvelés et en perpétuel mouvement. On parle de contrats de conseil et de recherche à long terme et de financements permanents. Par exemple l'industrie de la grande distribution, dans laquelle la France joue un rôle majeur et mondial est à la recherche de son modèle économique. Ce modèle repose essentiellement sur la donnée numérique personnelle qui demande une recherche appliquée sur les algorithmes de croisements des informations. Je sais, pour avoir échangé sur le sujet avec des DSI de grands groupes, que le challenge est mondial et ressort des TIC pour la partie technique mais aussi stratégique.

EPIC : Entreprise Publique Industrielle et Commerciale :

L'EPIC est un sujet de choix pour un conseil 2.0. En effet, un EPIC ignore ce qu'est un client : il ne connait que l'usager ou le consommateur. Or, dans le cas des sociétés de services, les plus nombreuses, le déficit de ressources TIC dédiés à la relation client est critique. On compte en France une cinquantaine d'EPIC, ou anciennement EPIC mais encore formatées administrativement : EDF, ERDF, SNCF, RFF, RATP, OPH, UBIFRANCE, etc. sans compter l'ensemble des agences publiques. Ces établissements ont en commun l'absence ou la défaillance du service client. Ce sont les dinosaures du paysage industriel et commercial français. Or, les réponses, souvent simples et peu coûteuses, aux dysfonctionnements de ces entreprises, sont dans des systèmes d'information numérique.

Construire un cadre d'action

Un cadre d'action de conseil et d'accompagnement de PME dans le domaine des TIC : l'approche et le dialogue.

2.2.2.1 Une approche empirique.

La genèse des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) est emblématique des processus de développements des sciences numériques. A l'origine de chacune de ces quatre plus grandes entreprises mondiales de l'Internet, il y un homme, une idée et du développement informatique. Chacune de ces initiatives a crue de façon empirique

L'enseignement « augmenté », par analogie avec le terme « réalité augmentée », est le fait d'ajouter aux enseignements des éléments de réponses pour les entreprises. Il est ici question de projeter les enseignements et savoir-faire dans une perspective de propositions et d'actions, de la même façon que les écoles de commerce créent des juniors entreprises qui proposent aux entreprises des études de marchés empruntées aux enseignements de l'école.

La production de conseils est d'abord une démarche conceptuelle. Le conseil, comme le chercheur devant sa paillasse, interroge des objets et leurs interactions. La paillasse est ici constituée de divers outils : langages, images de synthèses, création graphique, 3 D, production éditoriale, connections et requêtes.

Ces objets numériques produisent des interactions dont les effets peuvent être recherchés conformément à un cahier des charges : comment traduit-on une invitation à un événement MDC en objets web communicant, twitter et réseaux sociaux simultanément ? Comment organiser des apparitions à l'écran dans une salle de 1 200 personnes selon un ordre donné par requête twitter ou SMS ? Comment les réseaux sociaux peuvent-ils recevoir en temps réel les post et vidéos des intervenants sur scène conformément aux protocoles prévus dans la préparation de l'événement ? Peut-on maîtriser une diffusion virale au sein d'un écosystème professionnel et en mesurer les retours ? Comment optimiser l'usage du flash code ou QR code dans les mises à jour à distance, notamment avec du contenu dynamique et vidéo ?

  • Inventer un dialogue innovant entre la recherche et l'entreprise.

Le dialogue peut s'installer dans plusieurs contextes : événements (événements MDC et autres, réunions à l'Echangeur[26]), création d'une BdD autogérée orientée PME avec le concours des autorités consulaires locales, atelier itinérant Cross-canal et Web 2.0, etc.

Les PME en France sont au centre de toutes les attentions : les aides publiques sont nombreuses et fortement dotées[27]. Le transfert de ressources nationales au titre des aides publiques aux PME est de l'ordre de 6 Mds €. [28] Les aides locales sont aussi significatives (conseils généraux et conseils régionaux).

L'Europe met elle aussi à disposition des PME des dispositifs conséquents[29].

Si les ressources et les structures existent, le dialogue peut encore progresser.

Le dialogue doit réunir le monde académique, berceau de la recherche, l'administration et les pouvoirs publics, incontournables en France, les réseaux consulaires, environnement historique des PME, le tissu professionnel des start-up et incubateurs, principaux acteurs, et les PME, les bénéficiaires.

CONCLUSION

__________________________________________________________________________

Une PME n'a généralement pas les moyens financiers de souscrire des contrats de recherche et développements, ni de consacrer une ressource interne à la R&D. Seules les multinationales affectent des ressources significatives à la R&D.

La France compte 3,2 millions de PME, soit 99,9% des entreprises (chiffres 2010). Elles représentent 52% de l'emploi salarié. Elles réalisent 38% du chiffre d'affaires, 49% de la valeur ajoutée et 43% de l'investissement.[30]

Ces PME représentent la force vive économique du pays. Cette force vive est privée du moteur principal de la croissance : l'innovation.

Investir le champ du conseil en R&D numérique pour les PME est un devoir, une obligation et un investissement judicieux.

GLOSSAIRE

Back-office : On distingue le front office, l'information, la vente et le contact avec le client et le back office, qui concerne la gestion du suivi de la vente. Les québécois disent « arrière-guichet » ce qui est assez parlant.

Binary Digit : Le bit, c'est le 0 et 1 du code barre. C'est l'unité numérique qui s'exprime sous forme électronique, base de l'informatique. Un groupe de 8 bit forme 1 octet.

Brick & mortar : Dans le contexte de l'Internet et du commerce électronique, l'expression brick and mortar,désigne une entreprise de vente traditionnelle, par opposition aux entreprises et start-up qui dématérialisent les échanges, que l'on appelle pure-player.

BtoB : Business to Business. Opposé à BtoC pour Business to Consumer. Le BtoB concerne le commerce inter-entreprises et le BtoC le commerce d'entreprise à particulier.

CRM : Customer Relationship Management ou gestion de la relation client. Les informations concernant les clients obtenues par l'outil informatique permettent à l'entreprise d'optimiser son offre de services.

DSI : Directeur des Systèmes d'Information au sein d'une entreprise

ERP : Enterprise ressource planning, traduit en français par PGI Programme de gestion intégré. Outil de base du Système d'Information prescrit par les SSII et les DSI . SAP a été longtemps le principal éditeur de PGI.

Help-desk :plate-forme d'assistance, web ou téléphonique, BtoB ou BtoC. Souvent délocalisée.

MSN : Anciennement Micro Soft Network. Aujourd'hui Windows Live Messenger

IPO : Initial Public Offering. Introduction en Bourse.

Pure player : entreprise entièrement web, qui dématérialise les procédures : catalogue, commande, paiement, SAV et ne dispose ni de boutique, magasins, guichets, etc.

RSE : Responsabilité sociale de l'entreprise. Concept qui concerne la prise en compte de l'environnement et du développement durable dans les choix stratégiques des entreprises.

SI : Système d'information. On appelle système d'information la ressource informatique de l'entreprise qui réunit les fonctions de production, d'organisation, de stockage et de communication de l'information qui concourent aux fins de l'entreprise.

SSII : Société de Services en Ingénierie Informatique.

Work-flow : Flux des tâches. Ordre que l'on donne aux tâches qui doivent être exécutées

ANNEXES

  1. Entreprises, cercles, syndicats professionnels, associations.
  2. Organigramme MDC (absent de la version numérique)
  3. Documents de présentation de l'événement IT'Night de MDC (absent de la version numérique)
  1. Liste des associations et lobbies du Web français extrait du Journal du Net :

https://www.journaldunet.com/dossiers/associations/

Liste des associations de DSI :

https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/dossier/les-clubs-de-dsi-une-maniere-de-lutter-contre-la-solitude-du-responsable/les-principaux-clubs-et-associations-francaises-de-dsi-en-region.shtml

Portail français du programme européen pour la recherche et l'innovation : Le 7ème PCRD a pris fin en 2013 et les appels à projets sont en cours pour le 8ème programme.

https://www.horizon2020.gouv.fr/cid80613/l-evenement-de-reseautage-tic-pour-les-appels-2015.html

Portails internet du gouvernement :

https://www.gouvernement.fr/gouvernement/societe-de-l-information/liste

https://www.delegation.internet.gouv.fr/

[1] Les junk-bond, titres spéculatifs réservés aux investisseurs institutionnels, apparaissent en 1979-1980 à l'initiative de banques d'affaires et de banques d'investissements telles que Bear Steam et Drexel-Burnham-Lambert à New-York. Ces titres anticipent les profits tirés de la valeur de revente des actifs des sociétés rachetées.

[2] Voir Laurent Alexandre : https://www.tedxparis.com/talks/laurent-alexandre-le-recul-de-la-mort-vers-une-immortalite-a-breve-echeance/

[3] Cf Impact d'Internet sur l'économie française. Rapport McKinsey 2012.

https://www.economie.gouv.fr/files/rapport-mckinsey-company.pdf

[4] dans les deux acceptions : gain de productivité et valorisation boursière,

[5] Référé de la Cour des comptes 68579 du 27 décembre 2013 page 2. https://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Le-systeme-de-paye-Louvois

[6] https://www.theverge.com/2014/8/11/5992087/us-digital-service-created-to-prevent-tech-debacles-like-healthcare-gov

[7] Lean management : ou « gestion allégée » comme on dirait « régime minceur ». Il s'agit d'introduire dans la gestion de projet l'idée de la frugalité et de la recherche de l'économie afin d'optimiser les procédures et les coûts.

[8] Enterprise ressource planning, traduit en français par PGI Programme de gestion intégré. Outil de base du SI prescrit par les SSII et les DSI . SAP a été longtemps le principal éditeur de PGI.

[9] Infogérance : Gestion à distance de tout ou partie de systèmes d'information.

[10] TMA : Tierce maintenance applicative. Support client et garantie de continuité de service de tout ou partie du système d'information d'une entreprise de la part des SSII pour leurs clients.

[11] Business intelligence, ou en français Informatique décisionnelle, consiste à donner du sens aux informations en les organisant par requêtes.

[12] Organigramme en fin de rapport.

[13] Le Chemin critique appartient au vocabulaire de la gestion de projet. Il s'agit de souligner les étapes bloquantes ou à marge de risques, et d'établir un programme qui optimise les délais et les ressources en fonction des impératifs et des impondérables. Par exemple la livraison par un sous-traitant d'un élément exogène, ou un test de programmation, endogène mais qui peut demander des répétions ou des altérations.

Le rétro-planning assigne par la suite des délais qui restituent le chemin critique et les ressources de temps et d'actions.

[14] Technique et représentation graphique permettant de renseigner et situer dans le temps les phases, activités, tâches et ressources du projet. Exemple : https://www.gestiondeprojet.net/articles/gantt.html

[15] Intervention de Claude REVEL, déléguée interministérielle à l'intelligence économique.

https://www.conseil-etat.fr/fr/les-colloques-en-videos/l-etat-peut-il-survivre-a-la-mondialisation-kv4.html

https://www.intelligence-economique.gouv.fr/actualites/protection-des-secrets-daffaires-au-campus-2014

[16] 53 % SNCF et à 47 % Expedia. Source https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-sncf-fonde-son-agence-de-voyage-en-ligne-avec-expedia_1396404.html[

Sommaire [hide]

  • 1 [17] Question écrite n° 10942 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - UMP)
    • 1.1 publiée dans le JO Sénat du 24/09/1998 - page 3038 M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur la possibilité offerte par la SNCF à ses voyageurs de réserver leurs places de train par un site Internet. Il lui demande quel est, un mois après sa mise en service, le nombre de personnes ayant consulté cette base de données et combien ont réservé leurs places lors de cette consultation.
    • 1.2 Réponse du ministère : Équipement

[17] Question écrite n° 10942 de M. Emmanuel Hamel(Rhône - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 24/09/1998 - page 3038 M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur la possibilité offerte par la SNCF à ses voyageurs de réserver leurs places de train par un site Internet. Il lui demande quel est, un mois après sa mise en service, le nombre de personnes ayant consulté cette base de données et combien ont réservé leurs places lors de cette consultation.

Réponse du ministère : Équipement

publiée dans le JO Sénat du 04/03/1999 - page 698 Réponse. - En juillet 1998, 239 825 connexions au site Internet de la SNCF ont été dénombrées dont 1 373 pour des réservations. En août 1998, 251 447 connexions ont été dénombrées, dont 4 264 pour des réservations ; en septembre, 297 176 connexions, dont 5 547 réservations ; en octobre ; 453 075 connexions, dont 14 034 réservations.

[18] Selon Maurice Allègre, délégué à l'informatique du Plan Calcul : «Louis Pouzin, polytechnicien et chercheur de très grand talent, (est à l'époque) venu proposer un projet de réseau maillé d'ordinateurs basé sur quelque chose de totalement nouveau : la commutation de paquets. Très vite, les recherches ont connu un plein succès, au point que j'ai déployé de grands efforts pour faire adopter le projet par la direction générale des télécommunications comme base pour leur futur réseau de transmissions de données,poursuivait M. Allègre. Je me suis malheureusement heurté à un mur. (Les ingénieurs des télécoms préfèrent pousser le développement industriel du Minitel) Nous aurions pu être parmi les pionniers du monde télécoms préfèrent pousser le développement industriel du Minitel) Nous aurions pu être parmi les pionniers du monde Internet (...), conclut le courrier de l'ancien haut fonctionnaire. Nous n'en sommes que des utilisateurs, fort distants des lieux où s'élabore le futur.[3] »Internet (...), conclut le courrier de l'ancien haut fonctionnaire. Nous n'en sommes que des utilisateurs, fort distants des lieux où s'élabore le futur[ ]»

Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Pouzin

[19] https://www.insee.fr/en/themes/info-rapide.asp?id=41

[20] 3 000 start-up, 36 incubateurs selon https://mystartup.paris.fr/

[21] IPO : Initial proposal Offer. Introduction en Bourse et première souscription d'actions publiques.

[22] CSP : Catégorie socio-professionnelle. Nomenclature statistique créée par l'INSEE. Les CSP ++, dans le langage marketing, sont les cadres supérieurs et les dirigeants à hauts revenus.

[23] Une prime d'émission dans le cas d'une entreprise en général prend en compte les fonds propres et les réserves. Les investisseurs dans l'économie numérique recourent au même principe pour l'appliquer à un escompte de valeur. On devrait appeler cela « prime d'anticipation ».

[24] En 2013, Google rachète Nest, crée en 2010, 3,2 milliards de dollars. Nest n'avait pas chiffre d'affaire. (Officiellement non communiqué). https://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/01/14/google-fait-la-troisieme-acquisition-de-son-histoire_4347592_651865.html

[25] Entreprise 100% Internet. Créée en 1995. 60 milliard de $ de chiffre d'affaire en 2013. https://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/amazon-resultats-2012-0113.shtml

[26] Il y a deux sites à Paris dédiés aux TIC qui se nomment l'Echangeur :

https://www.echangeur-pme.cci-paris-idf.fr/node/184

https://www.lasersymag.com/fr/innover-avec-vous/avec-lechangeur-laser

[27] https://www.economie.gouv.fr/cedef/aides-publiques-entreprises

[28] www.ccomptes.fr/content/download/252/1857/file/

[29] https://europa.eu/youreurope/business/index_fr.htm

[30] https://www.economie.gouv.fr/cedef/chiffres-cles-des-pme